LE SPORT ET SON CORPS
- Antoine Aumoine

- 30 mai 2025
- 3 min de lecture
Pourquoi il est essentiel de garder son corps en mouvement : une perspective scientifique
Dans un monde où la sédentarité est devenue la norme, il est crucial de rappeler à quel point l’activité physique est indispensable à la santé humaine. Notre corps n’est pas conçu pour rester immobile de longues heures ; au contraire, le mouvement est au cœur de son bon fonctionnement.
Une action directe sur le cerveau
L’activité physique régulière stimule la production de neurotransmetteurs tels que la dopamine, la sérotonine et les endorphines, qui jouent un rôle fondamental dans la régulation de l’humeur, du sommeil et de l’anxiété. Des études ont montré que l’exercice améliore les fonctions cognitives, notamment la mémoire, la concentration et la plasticité cérébrale.
Un soutien majeur pour le système cardiovasculaire
Bouger permet de maintenir une bonne santé cardiaque : l’exercice renforce le muscle cardiaque, améliore la circulation sanguine et contribue à la régulation de la tension artérielle. Il réduit également les niveaux de cholestérol LDL et augmente le HDL, protégeant ainsi les artères.
Prévention de nombreuses maladies
Selon l’OMS, au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine peuvent réduire de manière significative le risque de maladies chroniques telles que le diabète de type 2, certains cancers, et l’ostéoporose. Le mouvement favorise également une meilleure régulation du métabolisme, limitant la prise de poids et l’accumulation de graisse viscérale.
Focus scientifique : La mobilité articulaire, pilier de la santé musculo-squelettique
La mobilité articulaire désigne la capacité d’une articulation à effectuer des mouvements dans toute son amplitude fonctionnelle, sans douleur ni restriction. Elle repose sur l’intégrité et l’élasticité des tissus qui entourent l’articulation : muscles, tendons, ligaments, capsules articulaires, et cartilage.
Un enjeu biomécanique fondamental
Chaque articulation possède une amplitude de mouvement propre, définie par sa structure anatomique. Par exemple, l’épaule (articulation gléno-humérale) est l’une des plus mobiles du corps humain, tandis que le genou a une amplitude plus limitée mais essentielle à la locomotion. Une mobilité réduite entraîne une altération des gestes quotidiens, une compensation musculaire excessive, et donc un risque accru de douleurs chroniques ou de blessures.
Rôle du mouvement dans l’entretien articulaire
Le mouvement régulier favorise la lubrification des articulations par le liquide synovial, qui agit comme un lubrifiant naturel. Ce fluide est produit en plus grande quantité lorsqu’une articulation est mise en mouvement, réduisant ainsi les frottements et l’usure du cartilage. L’absence de mouvement, au contraire, conduit à une déshydratation du cartilage, une perte de souplesse capsulo-ligamentaire et une diminution progressive de l’amplitude articulaire.
Plasticité des tissus conjonctifs
Les tissus mous péri-articulaires (tendons, ligaments, fascia) sont adaptables au stress mécanique. Une sollicitation progressive, comme les étirements actifs ou le travail de mobilité articulaire dynamique, induit des adaptations mécaniques (augmentation de la longueur, amélioration de l’élasticité) et cellulaires (stimulation des fibroblastes, meilleure orientation des fibres de collagène). Cette plasticité est essentielle pour prévenir la raideur, améliorer la posture, et optimiser les performances fonctionnelles.
Vieillissement et mobilité
Avec l’âge, la mobilité articulaire diminue naturellement en raison de la perte d’élasticité des tissus conjonctifs, de la réduction de l’activité physique et de modifications biochimiques (diminution du collagène de type II, moindre production de liquide synovial). Toutefois, cette perte n’est pas une fatalité : des exercices ciblés (mobilité active, stretching, renforcement postural) peuvent maintenir, voire améliorer, la souplesse articulaire et prévenir de nombreuses pathologies liées à l’immobilité, comme l’arthrose ou les capsulites.
Mobilité, posture et longévité
Une activité physique régulière améliore la mobilité articulaire, renforce les muscles posturaux et prévient les douleurs chroniques (notamment dorsales). Le sport, même léger, contribue également à ralentir le déclin fonctionnel lié à l’âge, favorisant ainsi l’autonomie et la qualité de vie sur le long terme.

En résumé :
Bouger n’est pas seulement un choix de mode de vie : c’est une nécessité biologique. Même une activité modérée mais régulière est bénéfique. L’essentiel n’est pas la performance, mais la constance.
Prenons soin de notre corps : il est notre principal allié pour vivre longtemps, et bien.







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